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Les visiteurs de la Cathédrale Saint André ne manquent pas, à peine
entrés, d'être attirés par la beauté du grand buffet du Grand Orgue
: magnificence de la menuiserie, rutilance des tuyaux que font ressortir
davantage les ors de la balustrade.
Cette apparence de santé ne permet pas d'entrevoir la tragique histoire de cet instrument, souvent malade, parfois moribond, mais toujours ressuscité. En 1535, un chroniqueur anglais écrit : « Dans la cathédrale Saint André, se trouvent les plus belles et les plus grandes orgues de toute la chrétienté ». Mais en 1619, restauration catastrophique. Tout au long du XVIIIe siècle, succession de restaurations, et sous la Révolution, les orgues sont vendues et les tuyaux fondus pour l'armée. En 1810, l'orgue installé en 1804 ne donnant pas satisfaction, on transplante dans la cathédrale, l'orgue de l'abbaye de Sainte Croix construit par Dom Bedos et considéré comme l'un des chefs d'œuvre de la facture d'orgue. Mais cet orgue conçu pour un édifice presque dix fois moins volumineux, sonne mal dans l'immense nef. D'où une nouvelle restauration, puis une autre entre 1875 et 1877, puis nouveaux travaux en 1921, 1933, 1946-47. En 1962, la chute et l'affaissement de certains tuyaux nécessitent une intervention. L'orgue comporte alors 56 jeux : 26 de Dom Bedos, 10 jeux de récupération du XIXeme siècle et 20 ajoutés ultérieurement. En 1972, la commission supérieure des monuments historiques décide de rapatrier en l'église Sainte croix les tuyaux attribués à Dom Bedos, et de construire un instrument neuf. C'est l'orgue d'aujourd'hui construit par Danion-Gonzalez, remarquablement harmonisé par Jacques Bertrand et inauguré en 1982 par J-Jacques Grunenwald. Depuis, un relevage a été confié par les monuments historiques sous le contrôle de Jean-Pierre Decavèle à la Maison Pesce de Pau. A cette occasion, l'association « Musica in Cathedra » a financé le matériel d'un nouveau combinateur conçu par Christian Robert. Actuellement, l'orgue subit d'importants travaux de modernisation destinés à améliorer ses qualités sonores (notamment au pédalier), et le confort de l'organiste à la console.Ces travaux sont réalisés par le facteur d'orgue Marc Hédelin. Ils seront inaugurés le 30 mai 2002 par l'organiste suisse Guy Bovet. Lorsque les travaux seront terminés, nous ne manquerons pas d'insérer de nouvelles photographies montrant les transformations.
Association "Musica in Cathedra"
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